Que ce film est mauvais! Sa déconstruction zapping en petits bouts de séquences et de plans insignifiants ou stéréotypés qui mixent les histoires de deux familles le rend très difficile à suivre, ce n'est pas un parti pris artistique mais une incapacité à cerner le sujet qui se veut de façon insistante d’une brûlante actualité comme on dit ! La réalisatrice aborde le cas des jeunes filles séduites par l'Islam radical et parties en Syrie dans un truc hybride et vide qui tient à la fois de la fiction exsangue, de l’histoire vraie, du témoignage mais surtout du film didactique de prévention contre la radicalisation (le générique de fin nous incite à agir en citant les organismes auxquels s’adresser) . Le pire est constitué par un insupportable groupe de parole de parents éplorés qui sanglotent ou se serrent les mains fraternellement autour de Dounia Bouzar qui cherche à les éclairer et à les soutenir. En fait le film n’avance à rien car la réalisatrice est incapable d’approfondir les causes de cet embrigadement de jeunes filles de familles sans problèmes particuliers , si ce n’est par les messages échangés sur les réseaux sociaux . Les personnages n’ont aucune existence et tous sonnent faux . Sandrine Bonnaire et Clotilde Courau, actrices connues, sont censées représenter de vraies mères et leur jeu consiste seulement à exprimer le paroxysme de l’angoisse et à pleurer abondamment. Et l’ histoire finit bien , clichés particulièrement niais au dénouement, pour rassurer tout le monde. NOTE: 1/10