Pour finir les deux derniers épisodes de l'intégralité du Décalogue, qui ne se ressemblent guère.

Le Décalogue 9 : Tu ne convoiteras pas la femme d’autrui Un homme marié, encore jeune, à une belle femme qu'il adore, apprend d'un spécialiste que son impuissance est incurable. Par pur amour, il conseille à son épouse de le quitter ou de prendre un amant. Celle-ci a déjà en secret un jeune amant bien qu'elle aime profondément son mari. Ce dernier s'aperçoit vite de son infidélité qui le torture et qu'il épie. Ce film est assez proche de l'épisode 6 "tu ne seras pas luxurieux" par les thèmes de la frustration sexuelle, du voyeurisme et d'un certain masochisme développés par un homme très introverti . Le cinéaste aborde le sujet délicat de l'impuissance avec une gravité tragique. C'est un de ces épisodes forts qui essaient de sonder en silence de façon très profonde la complexité de l'âme humaine, mes épisodes préférés! La caméra avec des plans serrés et austères magnifiques saisit les émotions intérieures. Le mari est habité par un désespoir suicidaire mais aussi stimulé par une curiosité jalouse , sa psychologie est complexe car il est à la fois d'une générosité admirable dans l'abnégation et se montre très possessif dans ses stratagèmes pour épier son épouse adoré , qui aiguisent pourtant son tourment. Le personnage féminin est tout aussi complexe, tiraillé entre l'amour sincère pour son mari et les pulsions charnelles. NOTE:8/10

Le Décalogue 10 : Tu ne convoiteras pas les biens d’autrui Deux frères découvrent à l’enterrement de leur père que celui-ci, qui menait une vie recluse, consacrait toute sa vie à collectionner les timbres rares. Ils se surprennent à s'intéresser à leur tour à cette collection et à fréquenter ce milieu particulier. Le mince sujet de cet épisode, ses enjeux anecdotiques et la façon de le développer à coups de rebondissements sans grand intérêt m'ont paru très ennuyeux. NOTE:1/10