Le film présente la vie quotidienne d'un médecin de campagne dans le monde rural, un homme simple qui a la vocation de soigner les gens modestes du monde rural, qui se sont attachés à lui au fil des années et qu'il sait écouter. Le cinéaste nous le montre effectuant avec attention, dévouement et bienveillance, ses visites à domicile ou recevant les nombreux patients dans son petit cabinet. Le cinéaste, lui-même médecin, attire assez lourdement l'attention sur la disparition de cette forme de pratique médicale à la campagne qui avait pourtant un côté humain essentiel. Ses films, comme Hippocrate, relèvent souvent à la fois du constat et d'un militantisme discret. Or voici que le médecin lui-même est gravement malade et qu'il ne peut plus se dévouer seul corps et âme à ses malades. Une jeune femme médecin qui a exercé en ville et en hôpital, son antithèse donc, lui est imposée pour le seconder. Le film montre le conflit entre ces deux praticiens, conflit lié à l'âge, au sexe, au milieu social et à une approche différente du métier. Evidemment la nouvelle venue est mal acceptée dans le milieu rural méfiant ancré dans ses habitudes , d'autant plus que le médecin ne l'introduit dans ce monde qu'avec des préjugés lui aussi plutôt méprisants. Le film ne m'a pas paru d'un grand intérêt, les scènes de consultation sont banales et surtout superficielles, la confrontation entre les deux médecins est très stéréotypée et schématique même si le réalisateur évite le pire ( j'ai craint une histoire d'amour entre les protagonistes ) et la réalisation demeure très plate. Les débats suscités comme la question de savoir s'il faut maintenir à domicile un malade très âgé ou l'envoyer à l'hôpital ne peuvent qu'être effleurés . J'ai préféré La Maladie de Sachs, film plus profond et plus bouleversant , que Michel Deville avait adaptée au cinéma du livre d'un autre médecin, Martin Wincker. NOTE:2/10