The Assassin est visuellement sublime mais décidément le cinéma taïwanais est toujours pour moi très hermétique et je n'ai rien compris à l'intrigue du film. Dans la Chine médiévale , une mystérieuse jeune femme, élevée par une nonne qui l’a initiée aux arts martiaux, reçoit pour mission d'aller tuer son cousin dans un royaume voisin mais les sentiments qu'elle a pour lui l'empêchent de commettre cet assassinat de façon implacable. Par ailleurs ce cousin trahit sa femme avec une favorite du palais , enceinte de lui, et l'épouse trompée prépare aussi sa vengeance. Loin d'être un film d'arts martiaux classique avec des aventures virevoltantes et une certaine violence, il s'agit d'une oeuvre purement esthétique et contemplative dépourvue de la moindre action, une sorte de long cérémonial somptueux aux flammes de bougies vacillantes et aux ondulations des tentures rouges, un lent opéra oriental dans la lignée des Fleurs de Shanghaï mais beaucoup moins envoûtant. Je n'ai ressenti aucune émotion qui rattache cette splendeur à des sentiments humains. Certes le sujet est situé dans une Chine d'une époque très lointaine mais la tragédie grecque, par exemple, nous bouleverse. J'ai trouvé les images magnifiques mais je n'ai pas réussi à m'intéresser au film qui est un pur exemple de "l'art pour l'art" tel que le pratiquait Mallarmé en poésie. NOTE:3/10