Le film m'a semblé raté , pourtant Nassim Amaouche , le jeune réalisateur qui interprète aussi le personnage central a un très beau sens du cinéma. Samir, un Kabyle solitaire, retrouve à Paris son père qui lui était inconnu et qui reste un étranger avec lequel la communication est difficile. Il découvre alors peu à peu la communauté kabyle de Belleville, reproduisant en France le mode de vie du bled, à la fois viscéralement soudée et divisée par des conflits d'intérêts financiers . Le film est très maladroit parce qu'il s'enlise dans un scénario vide , dans des procédés de narration lourds comme cette voix off malvenue en commentaire tantôt documentaire tantôt romanesque, qui essaie vainement de soutenir l'intérêt et dans une intrigue sentimentale fade . L'ensemble est mal maîtrisé, souvent confus et très lent. Mais le cinéaste sait superbement créer une atmosphère, en particulier dans les petits bars de Belleville, il sait observer l'humanité des visages expressifs et capter de magnifiques lumières nocturnes dans la dérive du héros à travers Paris. Il a su aussi ébaucher un beau personnage sans attaches, silencieux et errant. NOTE: 4/10