Le conte de la princesse Kaguya est un joli conte japonais qui offre de merveilleux dessins sur l’enfance simple de la princesse à la campagne , recueillie par un bûcheron et sa femme pleine de bonté et de sagesse , son émerveillement devant les magnifiques paysages qu’elle découvre , ses jeux avec les enfants pauvres du voisinage. Tout le début du film est éblouissant. Puis le père adoptif ambitieux emmène l’enfant trouvée dans un riche palais de la grande ville pour en faire une vraie princesse . Le conte devient un classique récit d’apprentissage . La belle princesse est évidemment courtisée par des prétendants grotesques ce qui introduit de l’humour, mais aussi des dessins plus caricaturaux et des longueurs dans le récit. Puis le film s’étire , devient répétitif, plus moralisateur, naïf et larmoyant avec la nostalgie de la vie modeste au milieu des fleurettes et des zoziaux. Les dessins sont plus hétérogènes, parfois à gros traits, ce qui fait effectivement regretter la délicatesse des pastels de cerisiers en fleurs . Le tout se termine dans un flot de larmes avec un générique bercé d’une chanson de fillette à la voix cristalline particulièrement niaise (je ne supporte pas les chansons sirupeuses d’enfants des films d’animation japonaise dont le texte candide est malheureusement traduit) . J’ai préféré Le Vent se lève de Miyazaki qui avait une profondeur qui manque à ce conte un peu longuet. Le film ne s'adresse pas vraiment aux enfants en raison de la longueur et de la complexité du récit, ni exactement aux adultes en raison de la naïveté assez manichéenne du conte. NOTE 5/10